Pourquoi j’ai choisi de me spécialiser dans la traduction responsable

Dans un monde saturé de contenus générés en quelques secondes, optimisés pour les algorithmes et qui finissent par tous se ressembler, le choix des mots n’est jamais anodin. En tant que traductrice spécialisée (anglais -> français), je suis convaincue qu’une traduction fidèle et juste, bien qu’essentielle, ne suffit pas. Une traduction ne doit pas se contenter de reproduire le message original. Elle doit transmettre l’intention, les nuances et les valeurs de chaque mot, rester fidèle au contexte culturel et réglementaire du marché auquel elle est destiné et porter la voix humaine. Elle doit être responsable et empreinte d’éthique.

C’est ce qui m’a conduit à définir le concept de « responsabilité du langage », à savoir l’art d’utiliser les mots avec rigueur et intégrité, pour que chaque communication reflète vos engagements et renforce votre crédibilité. La responsabilité du langage, c’est aussi refuser la transposition aveugle pour privilégier l’adaptation culturelle et éthique, dans le respect des réglementations.

Du monde de l’entreprise à la prise de conscience

Mon parcours vers la traduction responsable n’a pas commencé dans une salle de classe. Il a commencé dans le monde de l’entreprise.

Après des études de langues appliquées au commerce international, j’ai d’abord travaillé au sein de grands groupes internationaux. En occupant des fonctions d’assistante administrative, de direction et RH, j’ai été aux premières loges des réalités du monde corporatif.

J’y ai observé des contradictions entre le message que certaines organisations communiquent et ce qu’elles font réellement. J’ai entendu des entreprises parler de durabilité tout en ignorant leur impact environnemental et social ou promouvoir l’inclusion sans l’appliquer en interne.

J’ai été particulièrement marquée par une entreprise qui vantait les valeurs fondamentales de respect et d’intégrité, alors que dans la réalité, des collaborateurs et managers subissaient des discriminations, du harcèlement et des pressions excessives, au point de fondre en larmes en ma présence ou de sombrer dans le burn-out. Cela m’a bouleversée. Ce décalage entre les mots affichés et les actes, couplé à l’inaction des services compétents face à la souffrance de mes collègues, a forgé en moi un besoin profond de cohérence.

J’ai compris que pour servir réellement mes valeurs, je devais changer d’échelle et de voie. J’ai alors repris mes études pour obtenir un diplôme de traduction de niveau Master, que j’ai obtenu avec mention en 2014. Une fois devenue traductrice indépendante, je me suis spécialisée en ressources humaines, avant de me former à la RSE et à la communication inclusive.

Lorsque je reviens sur mon parcours, le lien entre ces deux étapes de ma carrière me semble logique. Pendant des années, j’ai observé la manière avec laquelle les organisations utilisent les mots. Aujourd’hui, je m’assure que ces mots sont porteurs de sens.

Ma philosophie : traduire avec sens et éthique

La traduction spécialisée reste le cœur de mon métier, mais elle ne suffit plus face à la complexité des enjeux actuels. Une traduction fidèle peut ne pas être adaptée au contexte. Une traduction parfaitement juste sur le plan grammatical peut transmettre un message erroné. Une allégation environnementale joliment écrite peut induire en erreur. Et un communiqué d’entreprise sur l’inclusion peut exclure une partie de son lectorat.

C’est pourquoi j’ai élargi mon champ d’action. Désormais, je travaille aussi sur l’audit de contenus, la communication inclusive, l’accompagnement linguistique et l’utilisation responsable des outils d’IA liés aux langues. Les services diffèrent, mais se complètent. Ils répondent à une même question : les mots que vous employez expriment-ils vraiment votre pensée et reflètent-ils réellement les valeurs qui vous tiennent à cœur ?

Cette question est au cœur de mon approche. Parce que la langue, pour moi, n’est pas qu’un outil. C’est un acte de responsabilité.

Ma démarche repose sur trois convictions, nées de mon parcours et de mes valeurs. Elles guident chaque projet, chaque choix et chaque collaboration.

L’excellence humaine et responsable

Je crois qu’un travail de qualité commence par une relation humaine.

Lorsque vous travaillez avec moi, vous ne confiez pas votre contenu à un simple processus de production. Vous collaborez directement avec la personne qui le lira, le remettra en perspective, le documentera, le traduira et, surtout, en garantira la qualité. Vous faites le choix d’une relation directe et transparente. Ma règle est simple : je réponds personnellement à chaque demande et je travaille personnellement sur chaque projet que j’accepte.

Je m’investis pleinement pour comprendre ce dont vous avez besoin, le public auquel vous souhaitez vous adresser et l’objectif de votre message. Cela commence généralement par un temps d’échange privilégié. Ensemble, nous déterminons un calendrier réaliste, qui garantit un travail de qualité sans sacrifier la pertinence humaine. En respectant, bien entendu, vos impératifs.

Je ne sais pas tout, et ce ne sera jamais le cas. Mais je me forme continuellement pour développer mes connaissances et mes compétences, et vous garantir des standards de qualité élevés. À mes yeux, l’expertise ne réside pas dans l’omniscience, mais dans la lucidité de savoir ce qu’il faut interroger, rechercher et approfondir. Que votre contenu traite de la RSE, des ressources humaines, d’inclusivité ou de l’IA responsable, je tiens à ce que mon travail soit ancré dans l’expertise et la curiosité.

Enfin, j’ai à cœur de développer des partenariats de confiance et des relations de travail à long terme basées sur le respect, projet après projet.

Ma promesse humaine

Une personne réelle pour vous répondre, une écoute active de vos valeurs, une validation humaine de chaque mot.

Une approche technologique responsable

Je ne rejette pas la technologie, bien au contraire. J’utilise des outils numériques ainsi que l’IA générative. Mais je suis convaincue que l’innovation doit servir l’éthique, non la compromettre.

C’est pourquoi je privilégie des outils respectueux de la confidentialité, de l’environnement et des valeurs humaines. Par exemple, j’utilise l’IA générative Euria et la suite collaborative KSuite d’Infomaniak, parce que l’approche de cette entreprise suisse envers la souveraineté numérique, l’éthique et le développement durable correspond à mes propres priorités. J’utilise également le moteur de recherche Ecosia pour réduire mon empreinte numérique et soutenir des projets de reforestation, même modestement.

De manière générale, je m’efforce d’adopter une posture de sobriété numérique, en utilisant la technologie de manière raisonnée. Cela implique de se demander si l’IA apporte une réelle valeur ajoutée avant de l’utiliser, plutôt que de s’en servir simplement parce qu’elle est disponible. Cela signifie surtout qu’une personne reste responsable du résultat final. L’IA peut générer, suggérer et accélérer le travail. Mais elle ne remplace pas le jugement, le contexte, ni la responsabilité.

La crédibilité par la conformité et l’adaptation locale

La traduction a cela de fascinant que les mots qui la composent ne sauraient exister isolément. Ils s’enracinent dans une culture, un système juridique, une histoire et un contexte social. C’est pourquoi, traduire un texte pour le marché français ou suisse implique parfois de remettre la version anglaise en question. Je vois régulièrement des contenus qui fonctionnent parfaitement dans le pays où ils ont été rédigés, mais dont les références ne sont pas adaptées à la France ou à la Suisse :

– allusion à des discriminations spécifiques (comme celles envers les peuples autochtones d’Amérique),
– politiques de travail légales aux États-Unis, mais illégales en France,
– allégations environnementales non étayées ou non conformes aux réglementations européennes et françaises,
– termes inappropriés culturellement.

Il ne s’agit pas là de détails linguistiques mineurs. Ces inadéquations peuvent porter atteinte à votre crédibilité, voire exposer votre entreprise à des sanctions. Mon rôle est de lever ces alertes, de vous les expliquer et, le cas échéant, de vous proposer des formulations qui respectent les réglementations et les bonnes pratiques locales. Cela fait partie d’une traduction responsable.

Pour soutenir ce travail, je m’appuie sur des sources et directives officielles, comme :

– la Directive 2024-825 de l’Union européenne,
– les directives de l’ADEME et du Conseil national de la Consommation en France,
– ou encore les directives de l’Office fédéral de l’environnement suisse.

Je crée également des guides de style sur mesure pour aider les organisations à communiquer d’une voix cohérence et à adapter leur contenu au marché français ou suisse.

L’importance que cela revêt pour moi

Il m’arrive de réfléchir au contraste entre mes débuts et ma situation actuelle. J’ai commencé ma carrière au sein d’organisations où j’ai pu constater de mes yeux à quel point les mots peuvent êtres puissants, et combien l’écart entre les mots et la réalité peut devenir douloureux.

Aujourd’hui, les mots représentent l’essentiel de mon travail. Je comprends pleinement leur importance. Une traduction peut renforcer les stéréotypes ou les remettre en question. Elle peut donner à une allégation environnementale une légitimité que les faits ne justifient pas ou, au contraire, recadrer le propos pour qu’il corresponde à la réalité. Il peut donner à une personne le sentiment d’être incluse ou invisible. C’est la raison pour laquelle le choix des mots m’importe tant et pourquoi je refuse de suivre la logique du « juste assez bien » (good enough) adoptée par de nombreux grands prestataires de services linguistiques.

La technologie continuera d’évoluer, les outils changeront, mais le besoin de se sentir compris, respecté et écouté restera toujours humain. Et c’est sans doute pour cela que dans un monde où les mots sont de plus en plus générés par des machines, je suis intimement convaincue que le discernement humain est plus important que jamais.

Si vous cherchez un partenaire qui allie rigueur technique et curiosité, pensée critique et empathie, expertise linguistique et engagement en faveur de la communication responsable, je serais ravie d’échanger avec vous.

En personne. D’humain à humain.

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